La résilience

En physique, la résilience désigne l’aptitude d’un corps à résister aux chocs et à reprendre sa structure initiale. En psychologie, elle résume la capacité d’un individu à surmonter les moments douloureux de l’existence et à se développer, en dépit de l’adversité. En résumé, elle permet « d’accueillir » une difficulté, de vivre avec et de rebondir pour en sortir grandi. Naturellement, lorsqu’on évoque un choc, on pense à un traumatisme violent comme un deuil, un viol, un génocide. L’apparition d’une maladie qu’elle soit sa gravité ouvre les portes de la résilience.

Le concept de résilience

Évoqué d’abord dans les années 1940 par des psychologues scolaires américains, puis en France au début des années 1980 par le pédiatre et psychanalyste John Bowlby, le concept de résilience fut popularisé par l’éthologue, neuropsychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik. Pour lui, la résilience est un vecteur d’espoir qui permet de transformer la souffrance en potentialité créatrice. Non seulement le malheur devient une étape possible à surmonter mais il permet de rebondir et de se développer positivement.

Que nous apporte la résilience ?

Bien souvent, lorsqu’une difficulté fait son apparition dans notre vie, notre esprit se focalise sur la partie négative de la situation. La difficulté se trouve au premier plan dans notre esprit. Nous ne voyons plus que cela. Sauf que nous possédons de nombreuses ressources pour contrer une difficulté. La résilience est  l’appel de ces forces que souvent nous ne connaissons même pas.

Le mécanisme du processus de résilience

On ne devient pas résilient instantanément. A l’effigie de la fameuse courbe du deuil d’Elisabeth Kübler-Ross, plusieurs phases sont à vivre : la révolte, le refus, le déni, l’envie..  la créativité (le résilient se focalise très souvent  sur un objectif créatif comme l’écriture ou le dessin) et l’humour (l’autodérision est toujours de mise).

La résilience, innée ou acquise ?

Certes, nous ne venons pas tous au monde avec les mêmes facultés à produire des substances euphorisantes comme de la dopamine et de la sérotonine, mais l’ADN ne décide pas de tout. L’environnement affectif joue un rôle primordial. Un climat familial sécurisant et un environnement extra-familial de soutien arment les enfants à affronter les difficultés de l’existence.
Mais chez tout résilient, il y a un tuteur. Si ce n’est pas un parent, il peut être un enseignant, un mentor, un éducateur…etc. Je suis certaine que vous avez déjà un jour croisé une personne qui vous a stimulé et donné l’envie d’avoir un projet d’avenir. C’est lui qui, au pied du mur, vous aidera à activer votre processus de résilience et à accepter, maîtriser et transformer le coup du sort.

Sans aucune prétention, je pense avoir une bonne capacité de résistance face aux attaques de la vie. Et au fil de mes expériences, je me suis rendu compte qu’il est bon d’activer sa résilience. Une bonne attitude, un projet amènent toujours des impacts positifs dans sa vie, peu importe les tournures. Je suis heureuse de continuer mes recherches sur l’arthrose et voir comment elles peuvent être efficaces et utiles à d’autres. Ce fut-là mon projet de résiliente. Le projet permet de rebondir, d’aller de l’avant, de gérer ses émotions et de penser positivement à l’avenir.

Partager sur Facebook Publié le 23 juin 2016 par Laura Azenard.

3 commentaires

  • PIOLLET Jeanine née LAVIE

    La résilience ! quel beau mot , oui , l’handicap , la maladie m’a permis de voir la vie différemment, de’ penser différemment, autrement , toujours chercher le positif même dans la souffrance. Il a fallu que je sois confrontée à la maladie pour rencontrer des gens merveilleux ; pourtant , la maladie , et d’être handicapée vous isole beaucoup surtout , parce que vous n’êtes pas trop mal foutue , veuve , femme seule dans un petit hameau où tous les plus valides (les paysans) travaillent et ne s’occupent pas des voisines !!! alors , pour faire les courses , aller chez le médecin , chercher les médocs , et que vous ne pouvez plus conduire, l’Univers vous envoie un voisin et sa femme pour vous dépanner ! c’est merveilleux ! mais la dépendance fait mal (autant que le dos!) Mais , nous sommes  » créateurs  » de notre vie et ça change tout !! Je me suis inspirée de mon Menthor David LAROCHE Comment aider les personnes comme moi , qui souffrent et qui sont seules ? Il y a quelque chose à faire dans le social au niveau communal !

    • laura

      Merci ma chère Jeanine de votre témoignage. J’aime beaucoup l’énergie de David Laroche. 😉

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