La marche, l’ostéoporose et l’arthrose

Notre pic de masse osseuse est atteint vers l’âge de 25 ans. Pratiquer une activité physique régulière lorsqu’on est jeune contribue à l’acquisition de cette masse. Ensuite, le maintien d’une activité physique permet de l’entretenir, surtout si elle régulière. Par exemple, les astronautes en apesanteur et dont le mouvement est limité ont une diminution très rapide de leur masse osseuse, d’où la présence de machines aujourd’hui pour leur permettre de s’entretenir.

D’une part, en nous bougeant, nos muscles régulièrement sollicités deviennent plus volumineux et plus efficaces pour soutenir notre squelette.
D’autre part, l’activité diminue le niveau de cytokines. Ce sont des substances qui permettent la communication entre nos différents types de cellules et notamment avec les ostéoclastes, responsables de la résorption osseuse. En clair, moins de cytokines, moins de stimulation, moins de résorption osseuse, moins d’ostéoporose… et aussi moins d’arthrose car les cytokines entretiennent également l’inflammation des chondrocytes, cellules en charge du renouvellement du cartilage.

Si le rôle bénéfique sur notre santé d’une activité physique modérée a été  démontré, une activité sportive intensive est nuisible à nos articulations. Alors que faire ?
Pas besoin d’aller chercher bien loin… marchons !

Il a été prouvé que la pratique régulière de la marche améliore la densité osseuse de 3.8% chez les femmes ménopausées (plus exposées à l’ostéoporose et à l’arthrose). De même qu’elle diminue le risque de fracture de 6 % chez les femmes marchant qu’une heure par semaine et de 41% chez les femmes marchant 4 heures par semaines*.
La marche permet :

  • L’entretien du capital musculaire, ce qui va freiner le vieillissement ;
  • L’amélioration de la solidité de notre cartilage ;
  • L’amélioration de l’équilibre et de la coordination donc une diminution des chutes et fractures ;
  • La stabilisation ou la diminution du poids ;
  • La diminution de la tension artérielle ;
  • La diminution de maladies cardiovasculaires, du taux du « mauvais cholestérol », du risque d’un diabète ;
  • L’amélioration de la Brain Derived Neurotrophic Factor, BDNF, qui améliore notre fonctionnement cérébral et les connections entre nos neurones ;
  • L’amélioration de l’humeur grâce à la bêta-endorphine, neurotransmetteur du bien-être ;
  • La stimulation de nos émonctoires, portes de sortie à toxines.

Alors, descendons du bus, du métro deux arrêts plus tôt, garons nos voitures à 2 kilomètres, profitons de nos pauses-déjeuners,  adoptons un chien si nous avons besoin de motivation mais marchons !!!

* »Exercise and physical activity for older adult », publiée en 1998.

Pour aller plus loin : https://lauraazenard.fr/2016/12/08/quel-sport-pour-quelle-arthrose/

Partager sur Facebook Publié le 24 novembre 2017 par Laura Azenard.

2 commentaires

  • Note chantal 28 novembre 2017 à 21 h 06 min

    Je viens de découvrir votre livre Vaincre ….
    J’essaie depuis 1mois de modifier mon alimentation en utilisant la gamme des choux (que l’on m’avait interdit à cause de diverti cules trouves lors de contrôle.)
    J’ai remplacé le café par la boisson citron gigembre. Je ne fume pas.
    J’aurais beaucoup de peine à supprimer le fromage blanc sur les 3 que je mangeais régulièrement (conseillé dans les cures d’amaigrissement aux protéines, seules à me faire maigrir ).
    Parrallement à cette diététique, je vais tous les jours faire de la marche nordique 1/2h par jour et 2 fois 1h1/2 de pilates.
    Résultat ; beaucoup de bien être en plus mais bouger entraîne de grosses douleurs.
    1) question : au bout de combien de temps avez vous ressenti un soulagement réel et durable ou faut-il continuer sans cesse cette cuisine.
    2)Les aliments cuits même vapeur gardent ils leurs qualités médicinales :j’en doute un peu.
    3)quoi ajouter à tous ces choux pour ne pas avoir des gaz nauséabonds.
    Merci

    • Laura Azenard 4 décembre 2017 à 8 h 54 min

      J’ai mis environ trois mois à sentir une amélioration et un an pour ne plus ressentir de douleurs. Mais j’ai été très stricte quant aux évictions et j’ai multiplié les jeûnes et les cures ayurvédique.
      Les cuissons douces préservent les nutriments (moins de 90°). Renseignez-vous du coté du vitaliseur de Marion par exemple. S’il vous intéresse, je peux vous faire bénéficier d’une petite remise 😉
      Quant aux gaz, il s’agit déjà de les minimiser : bien mâcher, ne pas mélanger dans la même assiette des crucifères, des céréales, des légumineuses et des protéines mais plutôt dissocier = un choux + une protéine ou un choux + une céréale etc. Ne pas terminer son repas par un fruit. Et si vraiment, rien ne marche, pensez à consommer vos choux sous forme de jus.

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