Les antivitaminiques K et l’arthrose

Un million de français prennent des anticoagulants et jonglent avec leur alimentation pour rester dans les clous. Ils se surveillent en calculant leur INR, ratio international normalisé, à partir d’une prise de sang mensuelle. Si l’INR est trop bas, ils risquent une thrombose et s’il est trop haut, une hémorragie. Ils ajustent ainsi leur traitement sauf qu’il n’est pas toujours facile de trouver le bon dosage, d’autant que certains aliments peuvent perturber la coagulation.

La vitamine K tient son nom du terme allemand « koagulation ». On comprend immédiatement son rôle et comment des aliments riches en vitamine K peuvent modifier l’INR. Mais en même temps, elle aide à fixer les sels de calcium sur nos articulations. Elle est donc fortement conseillée en cas d’arthrose.

Les aliments les plus riches en vitamine K

  • De 1700 mg à 100 mg pour 100 g : Thym sec – Persil frais – Herbes aromatiques fraîches – Pissenlit – Epinards cuits – Bette – Chicorée frisée crue – Epinard cru – Cresson cru – Endive crue – Brocoli cuit – Chou de Bruxelles cuit – Laitue crue – Chou vert cuit – Laitue romaine crue.
  • De 100 mg à 60 mg pour 100 g : Chou rouge cuit à l’eau – Chou rouge cru – Huile de colza – Céleri rave cru – Asperge cuite – Chou blanc cru – Pruneau – Avocat – Pamplemousse – Jus de canneberges – Mangue – Lin – Oignon – Ail – Papaye – Gingembre – Varech – Soja.

Qu’est-ce qu’on fait ?
L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament des produits de santé (ANSM) et la Fédération Française de Cardiologie restent très mesurées : « Ces aliments ne sont pas interdits, à condition de les répartir dans votre alimentation de manière régulière, sans excès. »
Les autorités de santé canadiennes préconisent la continuité : « Si vous prenez des antivitamines K, vous devriez éviter tout changement radical dans vos portions quotidiennes de ces aliments. »
La revue médicale et indépendante française « Prescrire » s’oppose à la suppression des aliments les plus riches en vitamine K : « Une irrégularité des apports alimentaires en vitamine K est cause d’instabilité de l’INR. Une consommation régulière d’aliments riches en vitamine K permet de limiter les variations. »

Quand en plus, on a de l’arthrose ?

A bien regarder, il faudrait supprimer tout ce qui nous permet de diminuer les raideurs et douleurs arthrosiques. Sans compter les compléments alimentaires dont il faudrait se méfier : Angélique chinoise – Ananas – Anis – Arnica –  Ginseng – Camomille – Curcuma – Thé vert – Buchu – Boldo – Marronnier d’Inde – Huile de poissons – Extrait de papayer – Ginkgo biloba – Millepertuis – Cartinine – Chrondroïtine – Fenugrec – Frêne – Gaillet – Gingembre – Glucosamine – Guggul – Harpagophytum – Luzerne – Mélilot – Ortie – Palmier nain – Passiflore – Raifort – Réglisse –  Reishi – Saule blanc – Trèfle rouge – Vigne rouge – Pousses de brocoli – Artichaut – Coenzyme-Q10 – Vitamine C – Ail – Matricaire, Saule blanc – Reine des prés – Cannelle – Aspérule odorante – Vitamine E.
Pas de problème, il nous reste quand même de quoi faire !

  • On relativise les valeurs des aliments à bannir. Selon le mode de culture, de conservation, de cuisson etc., le taux de vitamine K peut varier fortement pour un même aliment. Ensuite, le persil est effectivement plus riche que le brocoli mais qui mange 100 g de persil ?
  • On adopte une alimentation équilibrée et variée (et oui… encore et toujours !) : on mange une choucroute mais pas deux jours de suite ! La dose idéale est une portion par semaine.
  • On mise sur d’autres légumes antioxydants : betteraves, poivrons rouges, haricots rouges, épinards.
  • On découvre les ombellifères : cèleris branches, carottes, fenouil, panais.
  • On achète des produits bruts, locaux, si possible bio, qu’on transforme très peu.
  • On adopte la cuisson douce pour profiter de tous nos nutriments.
  • On limite sa consommation de sucre.
  • On oublie les produits laitiers, détestés de nos articulations. On trouvera notre calcium dans les amandes, les sardines avec arêtes, les haricots blancs, les raisins secs.
  • On expérimente l’éviction du gluten.
  • On supprime le café, le thé noir et thé vert.
  • On diminue les protéines animales.
  • On pense aux matériaux du cartilage : cuivre, zinc, silicium.
  • On marche tous les jours 30 minutes.
  • On arrête de fumer.
  • On fait le deuil du coca.

Pour aller plus loin : https://lauraazenard.fr/2016/11/07/le-cola-et-la-densite-minerale-osseuse/

Partager sur Facebook Publié le 4 décembre 2017 par Laura Azenard.

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