Sérotonine, boulimie et dépression…  

La sérotonine est un neurotransmetteur impliqué dans la transmission des informations entre nos neurones et nos neurones-muscles. Elle est baptisée l’hormone du bonheur, du plaisir. Une carence en sérotonine  génère des troubles du comportement tels que la dépression, les sauts d’humeur, les troubles du sommeil, la chute de l’estime de soi et de la libido, ainsi que des troubles du comportement alimentaire comme la boulimie. Nous pensons perdre le contrôle et devenir dingues alors qu’il « suffirait » de combler une carence. Fut un temps, les psychiatres recommandaient du L-tryptophane, précurseur de la sérotonine avant de donner des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine)  comme le Prozac.

Nous ne sommes pas tous égaux en termes de sérotonine. Certains d’entre nous sont nés avec un taux plutôt haut, d’autres un taux plus  faible. Ensuite, la carence en sérotonine est une des plus faciles à développer et à entretenir.

Comment savoir si vous manquez de sérotonine ?  Plus de 3 réponses positives aux questions ci-dessous et vous en manquez.

  • Vous sentez-vous irritable ?
  • Vous sentez-vous impatient(e) ?
  • vous sentez-vous incompris (e) ?
  • Avez-vous des difficultés à supporter les frustrations et les contraintes ?
  • Etes-vous attiré(e) par le sucre et le chocolat en fin de journée ?
  • Vous sentez-vous dépendant(e) d’activités répétitives (tabac, alcool, grignotage, sport intensif, shopping compulsif) ?
  • Avez-vous des difficultés à vous endormir ?
  • Vous sentez-vous vulnérable au stress ?
  • Vous sentez-vous d’humeur changeante ?

Renversez la vapeur :

  • La sérotonine est produite à 95 % par vos intestins, une partie infime par votre cerveau. Commencez par soigner votre intestin et une éventuelle porosité, ainsi que votre microbiote pour favoriser la production de sérotonine.
  • Peu d’aliments sont riches en tryptophane, acide aminé à partir duquel nous produisons de la sérotonine. Consommez des graines de courge, de tournesol, de sésame, des amandes, des crevettes, de la dinde, du tempeh, du tofu et des bananes.
  • Bougez ! Lorsque la sérotonine manque, l’activité physique devient fastidieuse. Pourtant le mouvement augmente temporairement votre niveau de sérotonine. Pendant l’effort, les muscles absorbent les acides aminés antagonistes hors du flux sanguin, de sorte que le tryptophane passe plus facilement dans votre cerveau. Attention, ne trouvez pas votre sérotonine uniquement à travers le mouvement, c’est ainsi que se crée l’addiction au sport – l’idée étant de ne pas passer d’une addiction à une autre. La hausse de sérotonine résulte d’un effort modéré et donne un sentiment de bien-être, à ne pas confondre avec la sécrétion d’endorphines après un exercice long et violent (type marathon).
  • Sortez ! Le manque de lumière ralentit la production de sérotonine pour faire place à celle de la mélatonine, neurotransmetteur du sommeil. Voilà pourquoi l’hiver, le moral chute.
  • Mettez votre système digestif de temps en temps au repos. Après le 3ième jour de jeûne, vous fabriquez une grande quantité de la sérotonine.
  • Supplémentez-vous en L-tryptophane ou… en 5-HTP. Le tryptophane est un précurseur du 5-http, qui se transforme ensuite en sérotonine. Le 5-http ne sert qu’à la production de sérotonine alors que le tryptophane sert à fabriquer d’autres molécules comme des protéines. Le 5-HTP franchit votre barrière hémato-encéphalique plus facilement que le tryptophane. Il a moins de risque d’être synthétisé en sérotonine dans le foie. La conversion du tryptophane en 5-HTP est plus lente. Celle du 5-http en sérotonine peut être favorisée avec de la vitamine B6. Avec une prise de tryptophane, votre taux de sérotonine sera plus faible que si vous aviez pris du 5-http. En revanche, le tryptophane améliore plus facilement le sommeil. Une dernière différence est que le 5-HTP est issu principalement des graines de Griffonia, plante africaine, donc naturelles alors que le tryptophane est produit par fermentation bactériologique. Afin d’éviter tout surdosage ou une interaction fâcheuse, adressez-vous à votre thérapeute.

Pour aller plus loin :https://lauraazenard.fr/2016/01/13/le-stress-un-compagnon-toxique/

Partager sur Facebook Publié le 7 novembre 2018 par Laura Azenard.

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