L’inflammation, c’est quoi ?

L’inflammation est une réponse de notre système immunitaire lorsque l’organisme est menacé par un antigène, une substance étrangère. Cette réaction inflammatoire permet la réparation des tissus lésés et la défense naturelle. Le hic est lorsque de aiguë et locale, elle devient chronique et prends du terrain.

  1. Tout d’abord, le signal inflammatoire entraîne via un récepteur situé sur les parois de nos cellules du système immunitaire, la libération du « NF-kB » (nuclear factor-kappa B), le général des armées.
  2. Le NF-kB va migrer dans le noyau de la cellule et va activer la production de différentes protéines dont la phospholipase A2.
  3. La phospholipase A2 libère les acides gras qui composent les membranes des cellules afin de synthétiser les médiateurs de l’inflammation. Ce sont les acides gras à longue chaîne, nos fameux EPA pour les oméga 3 et AA pour les oméga 6. La proportion de ces acides gras à longue chaîne libérés présents dans les membranes va déterminer la puissance de la réponse inflammatoire.

L’inflammation devient chronique quand le signal inflammatoire et donc la libération du  NF-kB deviennent trop importants et entraînent une trop grande activité du « NF-kB » et quand les EPA et AA ne sont pas assez présents.

Il faut un bon rapport entre l’AA et l’EPA afin d’entraîner une réponse optimale. Ces acides gras à longue chaîne ne pouvant être créés par notre organisme, ils doivent donc être apportés par notre alimentation. Le problème est que d’une part, les oméga 6 ont envahis nos assiettes, étant tellement plus économiques à l’agroalimentaire. Notre rapport est faussé et l’inflammation s’installe. Et d’autre part, les oméga 3 d’origine végétale comme les huiles de lin, cameline, noix sont très fragiles lorsqu’ils se transforment en EPA et DHA, Rien en vaut les oméga 3 d’origine animale. Optez pour une alimentation riche en poisson gras. Finalement, nous n’avons rien inventé de mieux que l’huile de foie de morue de nos grands-parents. Ou faites une cure d’oméga 3 de qualité.

Il existe aussi des modulateurs comme l’acide acétylsalicylique qui calme le signal à l’intérieur de la cellule qui libère le « NF-kB ». Il existe également des modulateurs naturels comme la quercétine, le gingembre ou le houblon.

Pour aller plus loin : https://lauraazenard.fr/2018/09/25/intestins-poreux-tous-concernes/

Partager sur Facebook Publié le 5 décembre 2018 par Laura Azenard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.