Oui, nous sommes omnivores : nos incisives et nos canines nous permettent de couper et dilacérer la viande et nos molaires de broyer nos végétaux. L’étude microscopique des stries dentaires confirme que les stries sont verticales chez les carnivores et horizontales chez les herbivores. Chez les chasseurs cueilleurs, elles sont obliques. L’analyse chimique des os, du strontium et du calcium nous place entre les carnivores et les herbivores.

La santé des chasseurs-cueilleurs vs la nôtre

Leurs squelettes conservés dans les pays calcaires furent étudiés et ne révèlent pas de cancer, de tuberculose, d’affections, de carence nutritionnelle, de grands fracas osseux. L’arrivée du néolithique et de l’agriculture a changé la donne (Wells, 2011*).

L’ennemi : les glucides

En dehors de quelques maigres racines, la source essentielle de glucides des chasseurs-cueilleurs venait des fruits du chêne et du châtaignier. Selon le climat, l’environnement et la saison, leur ration glucidique évolue. Elle peut passer d’environ de 55% à 15% de la ration énergétique. Ce déficit implique qu’une autre source d’énergie est sollicitée : la néoglucogénèse à partir des lipides. Bref, le chasseur-cueilleur est régulièrement en cétose, il jeûne, il transforme ses réserves en énergie et au passage il libère les toxines, stockées dans le gras.

Avec notre surconsommation de sucres lents et rapides, nous sommes rarement en cétose, ce qui entraîne toutes les problématiques d’obésité, de surcharge, de diabète, d’hypertension, des maladies coronaires, des accidents vasculaires cérébraux, et certains cancers, qui sont devenus les maladies de notre XXIe siècle.

Il ne s’agit pas de manger une côte bœuf tous les jours d’autant que certains d’entre nous sont plus cueilleurs que chasseurs mais d’équilibrer nos apports en protides, lipides, glucides, micronutriments, eau et de se remettre à bouger…

*Spencer Wells, Pandora’s Seed : Why the Hunter-Gatherer Holds the Key to Our Survival. (New York: Random House, 2011
**Alan Goodman and George Armelagos, “Disease and Death at Dr. Dickson’s Mounds,” Natural History Magazine 94 (1985): 12.

Pour aller plus loin : Pourquoi on stocke ?

Je suis naturopathe : ces informations ne constituent ni un diagnostic, ni un avis médical. Certains produits ou compléments mentionnés peuvent faire l'objet d'un lien affilié.