Alors qu’il est adopté dans bon nombre de pays, le jeûne commence doucement en France à sortir de sa confidentialité. Aujourd’hui, enfin, la plus ancienne méthode d’auto-guérison est reconnue pour ses vertus thérapeutiques. Parmi ses nombreux bénéfices, mon préféré reste la diminution de l’inflammation.

Le diabète de type 2, le cancer, les maladies cardio-vasculaires, artériosclérose, la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite, l’arthrose et les rhumatismes en général, les dépressions, les allergies, les maladies auto-immunes, la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer… toutes ces maladies sont très différentes mais le processus déclenchant est le même : l’inflammation.

Lorsque vous jeûnez, vous fabriquez des corps cétoniques et plus encore une fois la crise d’acidose passée. Ce sont des métabolites produits lors de la cétogenèse. Votre organisme, après avoir vidé ses réserves de glucides, dégrade vos acides gras en corps cétoniques, qui deviennent son nouveau carburant. Il existe trois métabolites : l’acétylacétate, le BHB (β-hydroxybutyrate ou acide β-hydroxybutyrique) et l’acétone. Les deux premiers sont utilisés comme des sources d’énergie par le cœur et le cerveau. L’acétone est un produit de dégradation de l’acétylacétate. Le BHB a la particularité d’être anti-inflammatoire.

Des chercheurs de la Yale School of Medicine[1] mettent des souris dans un état inflammatoire, en leur injectant un complexe de protéines inflammatoires appelé « inflammasome NLRP3 ». Ensuite, ils introduisent du BHB et … l’inflammation diminue.

Le BHB est produit par votre organisme en réponse au jeûne, mais aussi à un exercice intense ou à un régime cétogène. Les chercheurs constatent le même résultat en faisant suivre à leurs souris une diète cétogène, sans glucose.  Le jeûne intermittent qui consiste à une restriction calorique d’une quinzaine d’heures, plus facile qu’un jeûne d’une à deux semaines, peut également vous permettre de fabriquer des cops cétoniques. Tout dépend de ce que vous consommez à la rupture de jeûne.

Les pouvoirs antiinflammatoires du jeûne viennent aussi du fait que le jeûne ne s’occupe pas que d’un seul organe mais de tous les organes concernés par l’inflammation, ainsi que de leur fonctionnement les uns avec les autres.

En revanche, les études[2] démontrent que si vous souhaitez profiter longtemps des vertus anti-inflammatoires du jeûne, il ne peut être envisagé comme un « one shot ». Vous devez jeûner au moins une fois par an et border vos jeûnes d’une alimentation de bon sens.

Pour expérimenter un stage de jeûne  http://www.lespritdetox.com

[1] Youm YH, Nguyen KY, Grant RW, Goldberg EL, Bodogai M, Kim D, D’Agostino D, Planavsky N, Lupfer C, Kanneganti TD, Kang S, Horvath TL, Fahmy TM, Crawford PA, Biragyn A, Alnemri E, Dixit VD. The ketone metabolite β-hydroxybutyrate blocks NLRP3 inflammasome-mediated inflammatory disease. Nat Med. 2015 Feb 16. doi: 10.1038/nm.3804.

[2] Sköldstam L, Larsson L, Lindström FD. Effect of fasting and lactovegetarian diet on rheumatoid arthritis. Scand J Rheumatol. 1979;8(4):249-55

Je suis naturopathe : ces informations ne constituent ni un diagnostic, ni un avis médical. Certains produits ou compléments mentionnés peuvent faire l'objet d'un lien affilié.