Les protéines de qualité sont composées de vingt acides aminés dont huit sont dits essentiels. Elles sont indispensables à votre croissance, au renouvellement de vos cellules, à la réparation de votre peau, de vos ongles, de vos cheveux, de votre sang et de vos tissus musculaires… hum… et la viande sur vos articulation ?

Certes, ces protéines animales sont des protéines équilibrées qui contiennent vos 9 acides aminés essentiels. Elles seraient mieux assimilées (94 % à 98 %) que les protéines végétales (75 %). Le pourcentage d’utilisation par l’organisme d’une protéine digérée est lui aussi meilleur lorsqu’elle est animale (87 % pour un œuf contre 40 % pour du maïs). De même, le fer héminique qu’on trouve dans les viandes et les poissons est assimilé dans une proportion de 25 % contre 5 % pour le fer non héminique des végétaux (à condition de respecter une cuisson douce).

Mais une surconsommation de protéines génère des dépôts le long des parois internes de vos capillaires, vos micros vaisseaux sanguins. Ces entrepôts à protéines, ainsi nommés par le Professeur Wendt, cardiologue allemand réputé qui osa affirmer que l’arthrose n’est pas une usure du cartilage mais à une surconsommation de protéines, finissent par obstruer vos capillaires empêchant de passer tout nutriment afin de nourrir vos cellules et toute toxine afin d’être évacuée. A terme, il n’y a plus d’apport nutritionnel, ni de détoxination cellulaire, ce qui provoque de nombreuses pathologies, dont toutes les maladies rhumatismales*.

Les viandes rouges sont équilibrées et apportent la fameuse vitamine B12, du fer et du zinc. Mais, elles sont à bannir de votre régime anti-arthrose. D’une part, elles sont très acidifiantes, puisque riches en fer et en graisses saturées et, d’autre part, elles sont riches de déchets lipophiles qui franchissent la barrière intestinale et inhibent le fonctionnement de certaines enzymes en charge de synthétiser les omégas 3. Et pour finir, elles contiennent un oméga 6 pro-inflammatoire : l’acide arachidonique. Il en est de même pour les abats et les charcuteries. Oubliez-les.
Les viandes blanches sont moins grasses que leurs copines rouges (à condition de ne pas manger la peau). Elles apportent une quantité non négligeable de vitamines (A, B…) et de minéraux (fer, zinc, phosphore…). Elles sont particulièrement riches en cystéine, un des acides aminés aux propriétés antioxydantes. Mais leur digestion libère des acides très inflammatoires.

L’idée est surtout de prendre conscience de la place surdimensionnée donnée à la viande dans notre alimentation, ainsi que des conséquences sur notre planète et sur notre santé.

Vous êtes addict ? Commencez par un repas par jour sans viande, une journée sans viande par semaine et un mois sans viande par année, comme le préconise le Professeur Wendt.

*R Hass, Soigner l’arthrose naturellement, Editions Grancher, 2014.

Pour aller plus loin : Les protéines végétales

Je suis naturopathe : ces informations ne constituent ni un diagnostic, ni un avis médical. Certains produits ou compléments mentionnés peuvent faire l'objet d'un lien affilié.