La carence en fer touche principalement les femmes avec des règles abondantes, lors de leur grossesse, les enfants en pleine croissance, les végétaliens, les sportifs d’endurance, les personnes victimes d’hémorragie ou d’une perturbation du microbiote. Vous ouvrir des boites d’épinards ne changera rien.

Le fer est un couteau suisse. Il intervient dans la constitution de l’hémoglobine qui permet les échanges gazeux avec le milieu extérieur. Il constitue également la myoglobine, réserve d’oxygène dans le muscle. Il sert donc au transport et au stockage de l’oxygène, d’où une fatigue intense en cas d’anémie. Il sert à la désintoxication des médicaments, des pesticides et des polluants. Il est antioxydant, par sa présence dans une enzyme appelée catalase. Il est aussi pro-oxydant pour permettre l’élimination des bactéries. Il sert à la synthèse de l’ADN.

Comment savoir si vous manquez de fer ? Les symptômes d’une carence en fer sont : fatigue générale, perte de cheveux, pâleur, ongles cassants, maux de tête, baisse de l’attention, troubles de la mémoire, syndrome des jambes sans repos, difficulté à supporter le froid, perturbation ou arrêt des règles.
Vérifiez votre statut en fer par une analyse de sang. La ferritine est souvent dosée mais ce marqueur monte en cas d’inflammation. La transferrine est plus précise (normes de 2,2 à 5 mg/l pour les hommes et 1,9 à 4,4 mg/l pour les femmes).

Où le trouver ? Les besoins en fer de l’homme adulte : 8 mg/j et les besoins en fer de la femme (réglée) : 16 mg/j. Les aliments les plus riches sont les abats, le boudin noir, les légumes secs et la viande rouge. Les légendaires épinards sont loin derrière (3 mg pour 100g contre 23 mg pour 100 g de boudin)

Méfiez-vous de certains aliments. Certains contiennent des substances qui réduisent l’assimilation du fer, comme :

Les compléments alimentaires. De nombreux médicaments proposent du sulfate ou oxyde de fer, très mal assimilée (moins de 5%), d’où les doses importantes. Ces formes de fer constipent, noircissent les selles et altèrent la muqueuse intestinale, aggravant le déficit.  Certains contiennent également de la vitamine C, sauf que la forme synthétique (acide ascorbique) ne permet pas la conversion en un fer bien assimilé. Le bisglycinate de fer est mieux toléré et assimilé.
L’association au cuivre est de plus en plus proposée, ce dernier participant au transport du fer dans l’organisme. Attention toutefois aux excès. Le cuivre, comme le fer, s’avère pro-oxydatif en quantité excessive.

Pour aller plus loin : Du fer, sans passer par les protéines animales. 

Je suis naturopathe : ces informations ne constituent ni un diagnostic, ni un avis médical. Certains produits ou compléments mentionnés peuvent faire l'objet d'un lien affilié.