Lorsque je me suis lancée dans ma lutte contre l’arthrose, la première chose que j’ai faite est d’arrêter de fumer. C’était déjà une aberration de courir des marathons, la cigarette au bec, mais continuer de fumer alors que j’étais pleinement investie d’une quête au mieux-être devenait vraiment ridicule. Portée par mon combat, j’ai alors arrêté sans trop de difficulté en préparant mon premier jeûne. C’est aussi sans trop de difficulté que j’ai recommencé.

Les fêtes de fin d’année, des perturbations professionnelles et personnelles ont fait que j’ai trouvé agréable de partager une cigarette ou deux avec mes amis.
Et très vite, je me suis retrouvée à fréquenter de nouveau les bureaux de tabac.

Les premiers jours, hormis cette bonne vieille odeur de tabac froid, je ne constatais pas de changement particulier. Mes genoux continuaient à se porter à merveille, ce qui ne m’encourageait pas à arrêter. Il a bien fallu une vingtaine de jours pour ressentir des douleurs et des raideurs.

Alors que d’anciennes études ne démontraient aucune association entre le tabagisme et l’arthrose, aujourd’hui nous savons que les fumeurs augmentent de plus de trois fois le risque de destruction de leur cartilage.
Une récente étude menée par le professeur-rhumatologue  Amin, de la Mayo Clinic à Rochester, sur des fumeurs et non-fumeurs est sans équivoque :

Quant au retour de mes douleurs, elles ne seraient pas dues à l’effet du tabac sur la perte de cartilage démunis de fibres de la douleur. Les spécialistes émettent plusieurs théories :

En plus clair, fumer encrasse vos cartilages, parfume votre haleine, votre peau, vos cheveux, et vos vêtements et vide votre porte-monnaie.

Depuis, j’ai bien sûr mis un terme à mes bêtises et troqué de nouveau mes cigarettes contre des bâtons de réglisse.

Je suis naturopathe : ces informations ne constituent ni un diagnostic, ni un avis médical. Certains produits ou compléments mentionnés peuvent faire l'objet d'un lien affilié.