Le travail occupe une place très importante dans notre vie. Il influence notre bien-être et, par conséquent, notre santé. Voilà pourquoi se retrouver privé de travailler peut devenir un drame pour certains d’entre nous. Mais jusqu’à quel point le travail doit orchestrer nos vies ?

  • Travailler nous donne un objectif. Chaque matin, telle une armée de fourmis, nous tapons sur nos réveils, nous nous habillons et nous nous rendons au boulot, sans nous poser de question.
  • Le travail nous humanise. Il nous intègre dans une vie sociale. Sur nos lieux de travail, nous tissons des liens avec nos collègues qui peuvent donner naissance à de nouvelles amitiés.
  • Travailler permet de nous affirmer. Nous choisissons nos métiers selon nos personnalités et nos compétences. Nous optons pour de petits ou grands projets, de petites ou de grandes structures, pour une création d’entreprise ou le salariat, pour un travail manuel ou intellectuel.
  • Travailler stimule. Nous participons à la concrétisation d’idées. Nous y mettons toute notre énergie. Nous apprenons à dépasser les difficultés. Nous développons une partie de nous différente et complémentaire de celle qui s’exprime  en famille ou avec nos amis.
  • Travailler permet d’apprécier de ne pas travailler. Le rythme des journées, des semaines, des mois fait que l’on apprécie pleinement les jours de repos et les vacances. Ces repères rythment nos vies et nous rassurent.
  • Travailler, c’est aussi être confronté à une intensité, des objectifs, des coopérations, des compétitions. Bien sûr, le travail est physiquement moins pénible qu’il y a 30 ans et oui, on travaille moins que nos grands-parents. Mais depuis deux décennies, les conditions du travail se sont dégradées. Et le burnout remplace aujourd’hui le mal de dos.
  • Travailler, c’est aussi accepter d’oublier le sens. L’activité est devenue si cadrée par des systèmes techniques, des normes, des procédures que le sens du travail se perd. Ces méthodes de travail nous rendent solitaires et nous déshumanisent.
  • Travailler, c’est voyager…longtemps.  Les temps de trajet domicile-travail ont augmenté. Il est devenu normal de devoir faire une heure de transport pour aller travailler, ce qui représente plus de 480 heures par an soit 20 jours de déplacement. Cela impacte naturellement notre mode de vie.
  • Travailler, c’est cohabiter avec un stress important. Selon une étude du Bureau International du Travail, un travailleur sur dix souffre de dépression, d’anxiété, de stress ou de surmenage. Les troubles psychiques sont de plus en plus fréquents mais ils peuvent aussi développer de sérieux problèmes de santé physique.
  • Refuser de travailler n’est pas non plus la solution. Statistiquement, la santé des personnes sans emploi est moins bonne que celle des travailleurs. Sans travail, nous perdons facilement notre identité sociale. On se sent à l’écart, sans rôle socialement reconnu.

Alors comment conjuguer travail, absence de travail et bonheur ?

La solution ne tombera pas du ciel. Il va vous falloir travailler à travailler.

  • Déterminez vos objectifs. La première des choses est de savoir précisément qui êtes-vous et qui voulez-vous devenir. Nous ne sommes pas tous fait pour devenir des bourreaux de travail ou des entrepreneurs. Créer avec succès son entreprise ou être l’employé modèle du mois fait joli sur le papier mas n’est qu’une partie de l’histoire. Au final, l’important n’est pas de faire de l’argent, ni de réussir. Oui, nous avons des loyers et la scolarité de nos enfants à payer. Mais il ne s’agit pas uniquement de gagner sa vie, mais de la rêver, de la concevoir, la fabriquer.
  • Relativisez. Vous risqueriez de vous perdre. Votre travail est des choses que vous faites et non que vous êtes. Ne mélangez pas les deux. Je vous l’accorde, c’est bien plus facile à dire qu’à faire. J’ai voué un culte à mon travail durant plus de quinze ans. Mes seuls loisirs se résumaient à des séances de sport intensives afin… d’être meilleure au travail. Je me suis oubliée, j’ai oublié le sens.
  • Gardez la mesure. Le travail nous entraine à nous concentrer sur les urgences. Nous savons trancher entre les informations que nous considérons importantes et  celles que nous cataloguons comme des bavardages inutiles. Et en un battement de cils, nous appliquons ce procédé à nos amis et nos familles.
  • Gérez votre temps. Quoique vous fassiez, vos journées seront toujours trop courtes. Retenez que votre famille sera toujours plus importante que n’importe quel emploi. Vous aurez toujours un travail à faire, mais vous n’aurez jamais qu’une seule famille. Il en est de même pour vos amis. Je parle des vrais, de ceux qui sont rares et qui sont prêts à vous accompagner toute votre vie. Alors, prévoyez de les garder.
  • Osez. Décider de moins travailler ou de travailler différemment est  impensable pour la plupart d’entre nous. Pourtant, certains ont fait ce choix. J’ai fait ce choix. Cette décision n’a pas été prise sur un coup de tête, ni par dégoût du travail, mais pour adopter un autre mode de vie : se consacrer à d’autres activités, s’occuper des siens, pratiquer un art, apprendre, vivre autrement… écrire un livre. Oui, vous n’êtes pas rentier, ni gagnant du Loto. Vous devrez certainement réduire vos dépenses et contre toute attente… vous vous en satisferez. Au final, vous gagnerez en qualité de vie et surtout en cohérence avec vous-même… ce qui influencera votre bien-être et votre santé.

Lire aussi : http://www.lauraazenard.fr/2016/01/13/le-stress-un-compagnon-toxique/#more-300

Partager sur Facebook Publié le 2 mai 2016 par Laura Azenard.

Un commentaire

  • Béatrice

    Et après le travail arrive la retraite… QUE DU BONHEUR ! Notre vie nous appartient enfin !!

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