Le lait et ses produits dérivés ont des répercussions sur notre santé, sur nos cartilages, tendons et ligaments. Lorsque j’aborde le sujet, tout le monde est d’accord sur les records d’ostéoporose dans les pays consommant beaucoup de lait et sur le fait que finalement, le lait est notre ami pour la vie depuis seulement une cinquantaine d’année. Mais vient très vite la riposte du lait de brebis ou de chèvre. Alors ?

Pourquoi pas de lait de vache ?

Le lactose, le glucide du lait est une molécule complexe, composée de galactose et de glucose. Pour être assimilé, il doit être scindé en deux dans le tube digestif par une enzyme, la lactase. Celle-ci est présente chez tous les enfants jusqu’à 3-4 ans, puis diminue fortement d’activité ou disparaît à l’âge adulte, chez 70 % de la population. La plupart des adultes ne digèrent pas le lactose qui se retrouve comme un corps étranger dans le système digestif. Le lait devient alors un poison. Ses différents composants provoquent des effets toxiques dans l’intestin et s’infiltrent dans différents endroits du corps, notamment dans les articulations, où ils génèrent des inflammations et entretiennent les rhumatismes et l’arthrose. Ils favorisent également les troubles ORL suite au dépôt de macro molécules de lait non digérées dans l’appareil respiratoire et à la production de mucus qui déclenche les bronchites, otites, rhinopharyngites, asthme. Ils aggravent certains problèmes de peau tels que l’eczéma, et sont à l’origine de troubles digestifs, mais aussi de pathologies bien plus lourdes.

Pourquoi pas du lait de chèvre ou de brebis ?

Seignalet reste intraitable quand Kousmine le considère comme un aliment peu acidifiant que l’on peut consommer avec modération. Après tout, le lait de chèvre ou de brebis est encore plus riche en calcium (50% de plus pour la brebis) que le lait de vache. Et comme la taille de ces animaux est plus petite, leur lait contient moins de facteur de croissance. Sauf qu’il a également autant de lactose que dans le lait de vache, donc le problème demeure. Ensuite, le lait de chèvre contient peu de caséine alpha-S1, qui est allergénique, mais contient autant de bêta-lactoglobuline que le lait de vache, une autre protéine allergénique. Et aucune étude certifie que le lait de chèvre ou au lait de brebis génère moins d’allergies que le lait de vache.

Bon alors, qu’est-ce qu’on fait ?

Oui, il vous faut du calcium pour renforcer le métabolisme de l’os et donc du cartilage. Non, il n’est pas nécessaire de se tourner vers le lait et ses amis pour avoir des apports suffisants. De nombreux aliments sont conseillés pour leur teneur en calcium, comme les sardines en boîte avec leurs arêtes, le chou chinois, le brocoli et les choux de Bruxelles, les haricots blancs, les amandes, les raisins secs et les eaux minérales riches en calcium sont d’excellentes sources de calcium. Saviez-vous par exemple que 100 g de chou contiennent autant de calcium qu’un verre de lait ou qu’une tasse d’épinards cuits contient autant de calcium qu’une tasse de lait ?

Alors, si vous êtes en forme et que vous ne pouvez pas vous passer de lait, optez plutôt pour sa forme lactofermentée et mangez des yaourts ou du lait caillé. Lorsqu’il est pasteurisé, le lait perd une grande partie de ses composés vitaux. Et si vos articulations sont fragilisées comme les miennes, abstenez-vous. Tournez-vous vers un lait végétal et gardez votre petit crottin de chèvre pour les grands jours.

Je suis naturopathe : ces informations ne constituent ni un diagnostic, ni un avis médical. Certains produits ou compléments mentionnés peuvent faire l'objet d'un lien affilié.