Le sucre est pointé du doigt. Son lien avec diverses pathologies, telles que l'obésité, le diabète, les problèmes cardiaques, les cancers, les troubles de l'humeur, du sommeil n’est plus à prouver. Absorbé en excès, il entraîne une dégradation des protéines et des lipides qui entrent dans la constitution de nos cellules (la glycation).

Réduire le sucre est donc un comportement salutaire pour vivre mieux. Mais faut-il bannir les fruits ?

Les fruits sont bons pour la santé car ils vous apportent des vitamines, des fibres, des minéraux et des antioxydants.

Le fructose est le sucre présent dans les fruits.Transformé et utilisé par l’industrie agroalimentaire sous la forme, par exemple, du sirop de maïs, il entre rapidement dans le sang et crée une forte sécrétion d’insuline, en réponse à la glycémie qui s’élève. Sauf que les fruits contiennent des fibres qui ralentissent l’assimilation du fructose.

Malgré ces qualités, n’abusez des fruits les plus sucrés : ananas, oranges, cerises, bananes, raisins. Préférez les petits fruits rouges et noirs, des groseilles aux cassis, en passant par les fraises, les framboises, les myrtilles et les mûres. Ils contiennent peu de fructose, leur index glycémique est bas. Leurs antioxydants vous protègent de nombreuses maladies. La pomme est également très intéressante, 7 fois plus antioxydante que la banane et 2 fois plus qu’une tasse de thé vert.

En jus ? Les jus de fruit au petit déjeuner ou en collation sont devenus très tendance, pour peu que vous rajoutiez deux feuilles d’épinard. Les bouteilles fleurissent dans les linaires des supermarchés. Qu’ils soient estampillés, « sans sucre ajouté », « 100 % naturels », « bio », ils ne valent pas le fait de manger un fruit. La plupart des jus de fruits fabriqués par l’industrie sont dépourvus de vitamines, de pulpes, de fibres et cumulent en échange pour la plupart beaucoup de conservateurs.

S’il vient d’être pressé à la maison, votre jus de fruit sera plus intéressant sur le plan nutritionnel mais n’en demeure pas moins l’absence de fibres. Le sucre passera très vite dans le sang, sollicitera le pancréas pour produire de l’insuline, avec un risque d’hypoglycémie dans les deux heures qui suivent. Sans compter sur le fait que dans un jus, vous consommez plus de fruits que si vous les croquiez.

Ne déclenchez pas la guerre aux fruits. Il s’agit encore de bon sens, d’équilibre et de modération. Et si vous avez tendance à ballonner, préférez vos fruits en dehors des repas. 17 heures est la meilleure heure pour consommer des fruits (et d’une façon générale du sucre).

Pour aller plus loin : Jus d’orange du matin… chagrin

Partager sur Facebook Publié le 6 juin 2018 par Laura Azenard.

8 commentaires

  • Jean-Pierre Jacquemin

    J’ai entendu dire, qu’une « fenêtre » de production naturelle d’insuline par le pancréas, s’ouvrait vers 13h30 … je ne sais pas quand elle se ferme, … tu conseilles de manger des fruits vers 17h00, et jusqu’à quelle heure?
    Merci!!!

    • Laura Azenard

      Hello mon Jean-Pierre, après 18h, plus de sucres rapides, à index élevé (si possible).
      Des bises

  • Aurore

    Pourquoi 17 heures?

    • Laura Azenard

      Pour contrer l’arrivée de la mélatonine, le petit coup de mou de fin de journée.

  • Gisèle LEPOT

    Merci pour ce partage d’informations. Moi, je suis incapable de manger le matin et je commence à midi avec 4 fruits plus des fruits secs et un mélange muesli… Mais avec ces infos, je me pose des questions… Ce serait donc mieux que ce repas frugivore se fasse le soir ? Merci.

    • Laura Azenard

      Les fruits secs le soir vont vous amener à fabriquer de l’insuline qui peut perturber votre sommeil. Tout dépend de vous, de votre constitution. Mais si je comprends bien, vous faites rien le matin, très glucidique le midi : ou sont les lipides et les protéines ? Le soir ?

  • Elisabeth

    Bonsoir Laura,

    Je conserve et relis régulièrement vos newsletters qui me sont très utiles.

    La question que je me pose aujourd’hui est celle de l’horaire. Quand on dit 17H00, parle-ton de l’heure solaire? Auquel cas ça correspondrait à 180h00 ou 19H00 suivant l’heure d’hiver ou d’été. ça me parait important par rapport à la chronobiologie.

    Pouvez vous me renseigner sur ce point? Et pardon si vous l’avez déjà abordé et qu’il m’a échappé.

    Bien amicalement.

    Elisabeth

    • Laura Azenard

      Bonjour Elisabeth, nous sommes liés à notre horloge interne, nichée au cœur du cerveau, qui impose le rythme circadien à l’organisme, tel un chef d’orchestre. Toutes les espèces animales et végétales ont leur propre horloge interne, calée sur leur rythme. Chez l’humain, cette horloge se trouve dans l’hypothalamus et dépend de la lumière. En agissant sur les photo-récepteurs présents dans l’œil, la lumière envoie un signal au cerveau, à l’horloge interne, et active la sécrétion d’hormones qui jouent sur l’humeur et l’activité. Lorsque le corps manque de lumière, il va produire plus de mélatonine et c’est le coup de mou. Donc les changements sont perturbants et obligent les corps à s’adapter notamment à l’arrivée de l’hivers et de l’été. Certains y parviennent plus facilement que d’autres.

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