Chrono-biologie : le diner

En France, le diner est souvent pris tard et il est bien souvent le repas le plus copieux de la journée. Faute de temps ou d’organisation, nous ne nous nourrissons pas assez la journée et nous la finissons affamés. Pour peu que la journée fût stressante, le diner devient une récompense bien méritée.

La consommation alimentaire de la journée a permis de combler vos besoins énergétiques et de constituer des réserves pour la réparation nocturne. Le soir, vous n’avez plus ou pratiquement plus de sécrétions digestives et votre organisme entame une période de restructuration cellulaire. Vous fonctionnez en anabolisme.

Les protéines. Les protéases, enzymes des protéines travaillent peu le soir. Apporter des protéines notamment « fortes » comme des viandes rouges va vous obliger à passer une partie de votre nuit à digérer, repoussant l’alcalose qui permet d’équilibrer votre terrain acido-basique.

Mais la multiplication cellulaire et la synthèse protéinique se font la nuit et les hormones thyroïdiennes ont un pic en fin de nuit, vers 6 heures du matin. Apporter de la tyrosine le soir permet de la synthétiser la nuit et d’être en énergie le matin. Apportez de nouveau un peu de tryptophane utilisé pour la mélatonine permettra d’éviter le grignotage avant le coucher et atténuera la déprime du soir pour les plus sensibles.

Tournez-vous vers des protéines considérées comme « faibles » comme les légumineuses, les champignons, les algues et les poissons gras si vous avez une belle santé intestinale.

Les glucides. Le ralentissement des sécrétions d’amylases, enzymes des glucides permet le stockage des nutriments pour la réparation cellulaire nocturne. La libération des graisses et la réparation tissulaire ne peuvent se faire qu’en absence d’insuline donc en absence de sucres rapides. L’insuline retarde l’action de l’hormone de croissance et empêche l’élimination nocturne et la réparation de vos tissus.

En revanche, des sucres lents entretiennent vos muscles tout en déstockant les mauvaises graisses. Contrairement aux idées reçues, vous pouvez les consommer le soir, en quantité raisonnable.

Des lipides.  Les lipases, enzymes du gras, sont moins présentes le soir. Voilà pourquoi, il vaut mieux se tourner vers les oméga 3, surtout d’origine végétale, plus faciles à assimiler que le gras saturé qui se consomme exclusivement en début de journée. Le gras saturé pris le soir freine le déstockage nécessaire à la multiplication cellulaire et augmente le cholestérol. Les oméga 3 d’origine animale comme les poissons gras peuvent être consommés par ceux qui ont une bonne digestion et une belle alcalose.

Des légumes. Les fibres des légumes vont stimuler votre intestin et votre transit et drainent les excès de graisse et de sucre. La cuisson vapeur est à privilégier. Gardez la peau de vos légumes s’ils sont bio afin de bénéficier des antioxydants.

Exemple de diner.

  • Des légumes et champignons cuits vapeur arrosés d’un filet d’huile de lin, riche en oméga 3.
  • Une portion de féculents. Préférez les céréales sans ou avec peu de gluten comme le riz, le sarrasin, le quinoa, éventuellement le petit épeautre (1 verre de cuisine de céréales crues à cuire dans 2 verres de cuisine d’eau).
    Ou 2 tranches de pain complet ou sans gluten
    Ou 2 pommes de terre vapeur.
    Ou une portion de châtaigne, potimarron

Évidemment se contenter d’un diner léger suppose que votre petit-déjeuner, déjeuner et goûter soient nutritifs.

Pour aller plus loin :

La chrono-biologie : le petit-déjeuner

La chrono-biologie : le déjeuner

La chrono-biologie : le goûter

Partager sur Facebook Publié le 17 juin 2019 par Laura Azenard.

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