En Ayurveda, les maladies naissent du déséquilibre de votre constitution. Selon qui vous êtes, vous serez enclin à certains troubles et pas d’autres. Lorsqu’un qu’un dosha est fragilisé ou affaibli, il féconde des troubles ou des lésions pas si simples à discerner au premier abord.

Un Vâta fragilisé va se manifester par une anxiété extrême, un sentiment d’insécurité, des peurs subites. Sa nervosité naturelle peut devenir exagérée jusqu’à être insupportable. Son humeur se fait cyclothymique, oscillant d’un regain bref d’énergie à une prostration intérieure profonde. Perdant son esprit créatif, il peut entrer dans la confusion mentale, se repliant sur lui-même jusqu’à refuser toute communication avec l’extérieur : il se mure, s’installant dans une tristesse irraisonnée.
Coté corps, son ventre va ballonner, il va ressentir des douleurs au bas du dos, des articulations douloureuses, une raideur des muscles ou une tension générale.

Un Pitta perturbé va choisir la colère, signant un feu excessif dans le foie. Sa mauvaise humeur va devenir quasi permanente et ses colères froides peuvent être tranchantes, violentes, insultantes même parfois. Ses critiques sont saignantes, sans appel, sans discernement. Il peut tomber dans la haine et la jalousie. Le monde entier lui semble lié contre lui.
Côté corps, il peut avoir des bouffées de chaleur, une sensation de brûlure dans tout le corps. Comme il vit en grande partie dans sa tête, il peut avoir des maux de tête, voir sa peau du visage et de ses yeux rougir, ressentir des poussées de fièvre rapides et des nausées. Il peut accumuler les insomnies, son esprit traversé sans cesse d’idées, émotions ou pensées.

Un Kapha déséquilibré se révèle par l’ennui et l’indifférence. Se posant en éternelle victime, il devient possessif, faisant tout pour retenir l’autre, pouvant jouer les abandonnés, les mal-aimés. Facilement malléable, il peut devenir facilement névrosé et développer un comportement obsessionnel (propreté à outrance, paranoïa, dédoublement de la personnalité, etc.).
Coté corps, tout lui pèse, tout lui est pénible. Il se réfugie dans l’inertie, ne voulant plus rien faire. Il ne pense qu’à dormir. Son regard perd de son intensité, s’assombrit. Son corps, comme son cœur se durcit et se rigidifie, s’ankylose et se dilate.

Quant à la nature de la douleur, Vâta reste sa source (dosha associé aux éléments espace et air) car c’est l’air qui conduit l’énergie là où elle doit aller. Si cet élément se trouble, l’énergie ne peut plus circuler librement et génère tension, nœud, contraction, brûlure, spasme, vertige, nausée, perte de goût, tristesse, découragement, fatigue, etc.

  • La douleur d’un Vâta s’obstruant est irradiante, changeante (bougeant sans cesse d’endroit), lancinante, fluctuante, pulsative, floue et indéterminée. Elle est aggravée par le froid et soulagée par le chaud.
  • La douleur d’un Pitta obstruant Vâta est brûlante, aiguë, poignante, pénétrante, coupante. Elle est intense, excessive ou extrême : ne connaissant pas le juste milieu, Pitta décompense très brutalement.
  • La douleur d’un Kapha obstruant Vâta est profonde, lourde, souterraine, atone, pesante, puissante, accablante et peut exister depuis très longtemps. Kapha s’installe souvent dans le chronique, derrière une apparence de force tranquille et de bonne santé. Un Kapha dilaté tend à geindre, se plaindre même dans son sommeil. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Un Kapha rétracté vit une douleur douce, silencieuse. Il se tait et se terre, s’enfermant autour d’elle. Elle peut devenir une béquille qu’il a parfois du mal à lâcher.
Partager sur Facebook Publié le 11 juillet 2022 par Laura Azenard.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.