Le jeûne est anti-inflammatoire

Alors qu’il est adopté dans bon nombre de pays, le jeûne commence doucement chez nous à sortir de sa confidentialité. Aujourd’hui, enfin, on reconnait à la plus ancienne méthode d’autoguérison des vertus diététiques et surtout thérapeutiques. Parmi ses nombreux bénéfices, mon préféré reste la diminution de l’inflammation.

Le diabète de type 2, le cancer, les maladies cardio-vasculaires, artériosclérose, la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite, l’arthrose et les rhumatismes en général, les dépressions, les allergies, les maladies auto-immunes, la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer… toutes ces maladies sont très différentes mais le processus déclenchant est le même : l’inflammation, le « tueur de l’ombre » comme elle fut baptisée par le « Time ».

Lorsque vous jeûnez, vous fabriquez des corps cétoniques. Ce sont des métabolites produits lors de la cétogenèse. Votre organisme, après avoir vidé ses réserves de glucides (8 heures), dégrade vos acides gras en corps cétoniques qui deviennent pour votre organisme son nouveau carburant.
Il existe trois métabolites : l’acétylacétate, le BHB (β-hydroxybutyrate ou acide β-hydroxybutyrique) et l’acétone. Les deux premiers sont utilisés comme sources d’énergie par le cœur et le cerveau. L’acétone est un produit de dégradation de l’acétylacétate.

Des chercheurs de la Yale School of Medicine[1] ont démontré que le BHB bloque la maladie inflammatoire. La bonne nouvelle est que votre organisme produit aussi du BHB lors d’un exercice intense, d’une restriction calorique ou d’un régime cétogène pauvre en glucides.

Le jeûne intermittent qui permet une restriction calorique d’une quinzaine d’heures, plus facile qu’un jeûne court ou moyen (un ou deux semaines), est donc tout à fait indiqué, comme le sont les mono-diètes ou une alimentation anti-inflammatoire.
Il en est de même pour l’exercice physique. Voilà pourquoi j’insiste lourdement sur la nécessité de bouger.
Une autre raison à ses pouvoirs anti-inflammatoires est que le jeûne ne s’occupe pas que d’un seul organe, comme le ferait votre anti-inflammatoire nouvelle génération, mais de tous les organes concernés par l’inflammation, ainsi que de leur fonctionnement les uns avec les autres.

En revanche, les études[2] démontrent que  le jeûne, si vous souhaitez profiter longtemps de ses vertus, ne peut être considéré comme un « one shot ». Si vous voulez ancrer les effets anti-inflammatoires de votre pause calorique, elle doit est bordée d’une alimentation de bon sens.

Pour expérimenter un stage de jeûne  http://www.lespritdetox.com

[1] Youm YH, Nguyen KY, Grant RW, Goldberg EL, Bodogai M, Kim D, D’Agostino D, Planavsky N, Lupfer C, Kanneganti TD, Kang S, Horvath TL, Fahmy TM, Crawford PA, Biragyn A, Alnemri E, Dixit VD. The ketone metabolite β-hydroxybutyrate blocks NLRP3 inflammasome-mediated inflammatory disease. Nat Med. 2015 Feb 16. doi: 10.1038/nm.3804.

[2] Sköldstam L, Larsson L, Lindström FD. Effect of fasting and lactovegetarian diet on rheumatoid arthritis. Scand J Rheumatol. 1979;8(4):249-55

Partager sur Facebook Publié le 20 janvier 2017 par Laura Azenard.

11 commentaires

  • Guy DERIDET 30 décembre 2017 à 15 h 53 min

    Après 6 mois de jeûne intermittent, de 20h à 14 h , j’ai constaté une amélioration très nette de mon métabolisme, qui était érattique depuis de longues années. J’ai 71 ans. Je fais de la marche rapide, à jeun, tous les jours, de 3 à 10 km.
    Avant le J.I, dès que je diminuais les exercices, je prenais du poids. Mon poids variait beaucoup.
    Désormais, il ne bouge plus ; 75 kg pour 1.80m.
    Maintenant, je fais souvent des jeunes de 23 heures, je ne mange que le soir. Sans problèmes.

    • Laura Azenard 4 janvier 2018 à 19 h 25 min

      Bravo Guy !!!!!!!!!!!!!! Et merci de votre partage !!!!!!!!!

  • andrey 9 janvier 2018 à 8 h 36 min

    bonjour Laura, j’ai 54 ans, j’aimerai envisager le jeûne – il faudrait le faire combien de fois par semaine pour commencer à avoir des résultats ?
    Merci, Madeleine

    • Laura Azenard 10 janvier 2018 à 8 h 29 min

      Audrey, il n’y a pas de règle. Commencer par une journée, avec la veille et le lendemain, une consommation uniquement de légumes, sans café est déjà un bon début. Vous pouvez aussi commencer par le fasting, plus facile à inclure dans son quotidien.

  • lurel 10 janvier 2018 à 3 h 49 min

    Merci pour ces merveilleux conseils je voudrais savoir comment en pratique faire le jeune intermittent. Que peut on manger avant, es-ce qu’on voit de l’eau uniquement…
    cordialement
    Alice

  • Fathia MEDJEBEUR 11 janvier 2018 à 21 h 28 min

    Bonjour Laura, je pratique le jeûne intermittent de 18 h à midi, le seul hic, malheureusement c’est que je ne peux me passer d’un tout petit café le matin. J’ai beaucoup diminué, de la grosse tasse je suis passée à quelques gorgées. Pensez vous qu’il s’agit vraiment d’un jeûne
    Merci. Fathia

    • Laura Azenard 15 janvier 2018 à 8 h 22 min

      Bonjour Fathia, Pour moi, la problématique est double. D’une part, le café n’est pas neutre comme des eaux peu minéralisées, donc ne « nettoie » pas et d’autre part, il est très acidifiant. Si vous n’êtes plus qu’à quelques gorgées, vous allez bientôt vous en passer.

      • Fathia MEDJEBEUR 25 janvier 2018 à 12 h 51 min

        Merci Laura pour votre réponse . Oui effectivement en diminuant progressivement les doses j’arrive maintenant à m’en passer et j’éprouve un grand bien être.

  • Senecal 16 avril 2018 à 16 h 04 min

    Bonjour

    Le thé est il aussi acidifiant que le café
    Merci

    • Laura Azenard 17 avril 2018 à 13 h 09 min

      Le noir, oui. Préférez le vert et le blanc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.