Le curcuma… oui mais comment ?

Le curcuma est très souvent présenté comme l’épice la plus antioxydante aux multiples pouvoirs. Il réduirait les douleurs des maladies articulaires comme l’arthrose, aiderait à diminuer les maladies cardiaques, les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou encore les maladies inflammatoires de l’intestin comme la rectocolite hémorragique, bloquerait la prolifération des cellules cancéreuses. Mais comment le prendre ce curcuma, pour bénéficier de toutes ces vertus ?

Le curcuma est une épice riche en polyphénols : les curcuminoïdes. Ce sont eux qui lui donnent sa couleur jaune indélébile qui colore vos doigts pendant toute une semaine et ses pouvoirs antioxydants. Sauf que sa magie dépend de son assimilation. Et le problème est que la curcumine est très mal absorbée par le tube digestif et passe difficilement dans le sang.

Pour assimiler le curcuma, il est conseillé de le mélanger avec un corps gras et du poivre. Le principe actif du poivre, la pipérine augmente l’assimilation de la curcumine en augmentant la perméabilité de vos intestins. Sauf qu’à terme, cette perméabilité favorise l’apparition d’intolérances, d’allergies alimentaires et de maladies auto-immunes.

En compléments ?

En voilà une idée qu’elle qui pourrait être bonne, d’autant que beaucoup de laboratoires vous proposeront un mélange de curcuma-pipérine. Sauf que d’une part, nous venons de voir que le poivre n’était pas la panacée pour vos intestins et d’autre part, les doses de poivre sont bien souvent trop légères pour être efficaces (10 mg de pipérine pour 1000 mg de curcuma).

Heureusement, il existe un plan B. Le curcuma est soluble dans les graisses. C’est pour cette raison qu’on vous invite à l’associer à un corps gras. Vous pouvez trouver des compléments de curcuma associés à des phytosomes, de petites molécules de graisses. L’absorption de votre curcumine serait 25 fois supérieure à un curcuma standard, 10 fois plus qu’avec de la pipérine, tout en préservant la perméabilité de vos intestins.

En poudre ?

Oui, c’est plus simple de secouer sa poudre de curcuma que de râper ses racines. Sauf qu’en plus de détruire les vitamines, l’ionisation diminue considérablement les actifs antioxydants de la curcumine. Pour faire court, vous aurez la couleur mais pas la teneur.

A l’ancienne ?

Si vous doutez des posologies et de la qualité du curcuma utilisée pour vos gélules, rien de mieux que les bonnes vieilles racines de curcuma. Vous les trouverez dans votre boutique bio.  Mettez des gants, râpez-les, tranchez-les et incorporez-les dans votre cuisine au quotidien.

Pour aller plus loin :
http://www.lauraazenard.fr/2015/11/06/mon-gingembre-il-est-beau-il-est-fort/

Partager sur Facebook Publié le 27 octobre 2016 par Laura Azenard.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *