L’insuline fait grossir

Plus vous consommez de sucre et plus votre pancréas sécrète de l’insuline, une hormone hypoglycémiante qui a pour rôle de faire pénétrer le sucre dans vos cellules afin de réduire le taux de sucre sanguin et rétablir votre glycémie d’origine. Après chacun de ces pics d'insuline, se produit une hypoglycémie réactionnelle, qui provoque une fatigue et une nouvelle envie de sucre...(et sur un plus long terme surpoids et diabète) mais en plus, elle fait que vous stockez.

L’insuline sur-sollicitée fait grossir. Elle agit à 4 niveaux.

→ Elle augmente votre principale enzyme de stockage des graisses, la lipoprotéine lipase (LPL). L’activité de cette enzyme est la cause du tissu adipeux situé dans le ventre des messieurs et dans les hanches et fesses des dames. Après la ménopause, l’activité de la LPL augmente dans la graisse abdominale jusqu’à atteindre le même niveau que les hommes.

→ Elle diminue la principale hormone bruleuse de graisse, l’hormone sensitive lipase (HSL). La LPL engraisse vos cellules adipeuses alors que la HSL les fait mincir en décomposant vos triglycérides en acides gras qui repartiront dans la circulation sanguine pour y être brûlés et produire de l’énergie. Un taux même peu élevé d’insuline suffit pour que les lipides s’accumulent dans vos adipocytes, vos cellules graisseuses.

→ Elle ralentie l’oxydation des graisses en supprimant la carnitine palmitoyltransférase 1 (CPT-1), une enzyme qui permet l’entrée des acides gras dans votre mitochondrie, votre usine à énergie. Du coup, vos acides gras ne sont plus transformés en énergie.

→ Elle donne naissance à de nouvelles cellules graisseuses. Lorsque vos adipocytes existants sont près d’être remplis, l’insuline en crée de nouveaux afin que votre organisme ait suffisamment de place pour stocker le surplus de graisse qui stagne.

Pour résumer, plus vous sécrétez de l’insuline, plus vous fabriquez du gras et plus le perdre est difficile. Réduire votre niveau d’insuline en réduisant le nombre de calories consommées crée très souvent un réflexe de compensation et un poids yoyo. Mieux vaut réduire les shoots de glucides. A moins que vous soyez un travailleur de force ou un sportif de haut niveau, vous pouvez diminuer vos apports de calories glucidiques tout en respectant votre équilibre métabolique.

Pour aller plus loin : En finir avec votre addiction au sucre

Partager sur Facebook Publié le 11 février 2020 par Laura Azenard.

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