Psoriasis, la balle est dans votre camp

Le psoriasis est une maladie inflammatoire auto-immune de la peau qui touche jusqu’à 5% de la population européenne. Les cellules de la peau se renouvellent trop vite et forment un épaississement de la peau sous forme de plaques, de gouttes ou de pustules.

Les causes et facteurs d’influence tant endogènes, qu’exogènes sont nombreux.

La peau, troisième rein. Nos toxines endogènes (cellules mortes, protéines glyquées, hémoglobine, etc.) et exogènes (alimentation, pollution, stress, etc.) sont gérées par nos émonctoires, sorte de portes de sortie à toxines : intestin, foie, poumons, reins, peau. Comme de nombreuses maladies cutanées, le psoriasis est une maladie liée à la santé des reins et à sa fonction d’excréteur. Voilà pourquoi le terme de « troisième rein » qualifie la peau. Des reins saturés font intervenir la peau qui possède son propre système d’excrétion des toxines. Il est bien moins puissant que celui des reins mais sa superficie lui permet de ­réaliser un travail conséquent.

Le système immunitaire. Le psoriasis fait également intervenir le système immunitaire qui active et contrôle l’état inflammatoire. Ce dernier augmente la circulation du sang au niveau de la peau et la dilatation des vaisseaux sanguins donc la capacité d’excrétion des toxines. Lorsque le niveau de pollution du corps a suffisamment diminué, la crise de psoriasis s’atténue, puis disparaît.

Facteurs déclencheurs ou aggravants. Le psoriasis est un moyen pour l’organisme de se préserver d’un état d’encrassement excessif qui peut mener à des maladies plus graves. Il s’agit d’agir sur les causes de cet encrassage.

  • Le surmenage (stress, tabac, alcool, troubles du sommeil, etc.) ;
  • L’affaiblissement des reins (diabète de type 2, obésité, maladies rénales, maladies cardiovasculaires, etc.) ;
  • Les troubles du système immunitaire (porosité intestinale, manque de vitamine D, de sélénium, situations d’immunodéficience, prises de bêtabloquants, d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, de lithium, etc.).

Le terrain.  Il représente l’état dans lequel se trouve l’organisme. Pour le renforcer, il faut bien le nourrir, de la détox et du repos.

  • L’alimentation.
    • Elle doit être riche en oméga 3 : œufs au plat ou la coque, poissons gras, graines de lin, huiles de lin, de cameline ou de noix.
    • Elle doit être alcaline : légumes en abondance, moins de féculents acidifiants (blé, riz, lentilles, pois, pâtes, pain, farines et leurs dérivés) et plus de féculents alcalinisants (pomme de terre, patate douce, banane, châtaigne, igname, etc.).
    • Adoptez le régime du Dr Seignalet. Supprimez tous les produits laitiers, le gluten, les produits trop transformés (biscottes, pâtes, pain blanc, céréales du petit déjeuner). Adoptez la cuisson douce.
  • Une belle digestion préserve l’intestin, le système immunitaire, le foie et les reins quand les ballonnements, les gaz, les constipations récurrents les épuisent.
    • Mastiquez ;
    • Simplifiez votre assiette en évitant les gloubi-boulgas et les aliments trop riches ;
    • Consommez vos fruits seuls et non en fin de repas ;
    • Ne buvez pas en mangeant pour optimiser l’efficacité des sucs digestifs.
  • Jeûner permet à l’organisme de se nettoyer et de moins solliciter les relais d’excrétion. J’ai pu constater une disparition des plaques auprès certains de mes jeûneurs sur seulement 5 jours de jeûne ou de diètes qui s’approchent du jeûne. Evidemment, un jeûne ne fait pas de miracle. Si les causes du psoriasis, l’alimentation et le mode de vie ne sont pas améliorés, les symptômes reviendront.
  • Gérez le stress qui peut enclencher ou exacerber une crise.
  • Bougez. La sédentarité favorise les poussées.
  • Interrogez-vous sur la symbolique. Les troubles cutanés peuvent être liés à des conflits psycho-affectifs comme le refus du contact avec les autres, le sentiment d’être incompris, la peur d’exprimer ses émotions par peur d’être rejeté, vouloir changer de peau pour ne pas être reconnu (par exemple, après avoir subi une agression).

Pour aller plus loin : Votre microbiote et le système immunitaire

Partager sur Facebook Publié le 22 juin 2020 par Laura Azenard.

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