Poids : pourquoi on stocke ?

Descendant des chasseurs-cueilleurs, nous sommes faits pour stocker. Comme ils n’avaient pas de quoi se sustenter à tous les coins d’arbre, il fallait bien que leurs corps leur permettent de stocker les excédents, en prévision des périodes de famine. Notre ADN ayant peu évolué, nous stockons nous aussi sauf... que nous ne vivons pas de famine.

Nous avons deux types de réserve :

  • Une réserve de sucre qu’on appelle « glycogène ». Lorsque nous ingérons du sucre (céréales, sucres blancs, féculents, fruits..), nos cellules se servent en premier, le surplus est stocké sous forme de glycogène à 70% dans nos muscles et à 30% dans notre foie. Cette réserve nous permet de tenir 4 heures sans manger.
  • Une réserve de graisse. Lorsque la réserve de glycogène est pleine, nous faisons de la « lipogenèse », qui convertit le glucose en graisses, stockées dans les tissus adipeux sous la forme de triglycérides (1 glycérol + 3 acides gras + des déchets). Cette réserve est logée sous notre peau, c’est le fameux tissu adipeux retrouvé sur les hanches et les cuisses des femmes et les torses des hommes. Ces réserves ne sont utilisées que lorsque les réserves de sucre sont vidées.

Comment déstocker ?
Notre glycogène se vide naturellement en 4 heures. Ce qui veut dire que si nous consommons du sucre toutes les 4 heures (matin, collation de 10h, déjeuner, collation de 16h, diner), nous ne pouvons pas déstocker.

Voilà pourquoi, le grignotage est une très mauvaise idée surtout s’il est sucré. En mangeant sans arrêt, tous les jours, plusieurs fois par jour, notre corps fait très peu appel à ses réserves de graisse. De plus, occupé à digérer, il ne peut se nettoyer, se détoxiner. Seules des constitutions bien spécifiques ont besoin de plusieurs repas par jour (sans être sucrés pour autant).

Alors… et si nous vidions nos réserves de temps en temps ? Nous pourrions commencer par limiter les collations en équilibrant ses repas de façon à ce qu’ils soient satiétogènes.
Nous pourrions également nous intéresser au jeûne intermittent qui consiste à se passer du repas du soir ou du petit déjeuner. Ce jeûne de 16 heures permet d’épurer nos réserves.

Pour aller plus loin :https://lauraazenard.fr/2017/01/20/le-jeune-est-anti-inflammatoire/.

Partager sur Facebook Publié le 23 octobre 2017 par Laura Azenard.

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