L'arthrose et l'alimentation anti inflammatoire : que manger en cas d'arthrose

L’inflammation chronique est due à la surexcitation des chondrocytes qui sont en charge de régénérer votre cartilage. Suite à un excès de pression sur votre cartilage, les chondrocytes se surexcitent et fabriquent des radicaux libres en grande quantité qui nourrissent l’inflammation.

La toxicité de ces molécules vient du fait qu’il leur manque un électron, ce qui les rend instables. Pour s’équilibrer, elles vont piquer un électron sur la molécule d’une cellule saine voisine qui s’oxyde alors, s’abîme et se transforme à son tour en un radical libre, et ainsi de suite.

Normalement, les protections antioxydantes naturelles du corps et les antioxydants de l’alimentation permettent de limiter les dégâts. Mais quand les premières deviennent moins performantes et les deuxièmes sont en quantité insuffisante, l’organisme est débordé. Résultats : les radicaux libres prennent le dessus et nourrissent l’inflammation. À la longue, les chondrocytes submergés de radicaux libres finissent par mourir, laissant des zones vides ce qui fragilise encore plus votre cartilage, qui s’amincit et finit par totalement disparaître.

En adoptant une alimentation anti-inflammatoire et antioxydante, vous neutralisez les radicaux libres, vous abaissez le niveau d’inflammation, vous ralentissez ou même stoppez la destruction du cartilage et vous abaissez le niveau de douleur.

Cette alimentation anti-inflammatoire s’articule tous les jours ainsi :

  • Des fruits et des légumes, jusqu’à la moitié de votre bol alimentaire ;
  • Des protéines animales de bonne qualité à discrétion, à alterner avec des protéines végétales ;
  • Des oméga 3 : œufs au plat ou à la coque, poissons gras de bonne qualité, oléagineux ; huile et graines de lin, huile de noix, huile de cameline ;
  • Une modération ou éviction du gluten ;
  • Une grande modération ou une éviction des produits laitiers. Préférez éventuellement ceux de chèvre ou de brebis, les faux mages, les boissons et crèmes d’origine végétale (de coco, noisettes, amandes, soja, etc.) et le ghee à la place du beurre ;
  • Des céréales ou pseudos céréales semi complètes ou complètes sans gluten : riz, sarrasin, quinoa ;
  • Des épices anti-inflammatoires : curcuma, gingembre, cannelle, poivre ;
  • De l’ail ;
  • Des bouillons d’os ;

Pour que cette alimentation fonctionne, assurez-vous de bien mâcher, bien digérer, bien assimiler et bien évacuer.

3 commentaires

  • Dombrowski

    Merci

  • Nicolas

    Que vous incluez les céréales dans cette liste me laisse très septique!?! Pour ma part c’est tout l’inverse, je me sens tellement mieux depuis que j’ai laisser tomber les céréales; plus d’inflammation ! Ok pour les pseudo céréales (sarrasin, quinoa…)

    • Laura Azenard

      Bonjour Nicolas, à chacun sa constitution et ses facilités digestives. Je ne consomme pas ou peu de céréales également. Cet article est une synthèse qu’il faut s’approprier. Si leur consommation incluait une modération du gluten et si elles étaient consommées semi-complètes ou complètes, ce serait déjà moins pire. 😉

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