Le cortisol est la principale hormone du stress. Lors d'un événement stressant, vos glandes surrénales libèrent du cortisol qui augmente la quantité de sucre sanguin disponible pour vous donner l'énergie nécessaire afin de combattre ou fuir. Des cytokines pro-inflammatoires sont libérées pour préparer une contre-attaque contre l’ennemi. Une fois celui-ci neutralisé, les cytokines reviennent à leurs niveaux de base. Les intentions du cortisol sont donc louables. Il vous aide à réagir.

Mais quand le cortisol reste présent trop long dans votre organisme par suite d’un stress chronique, les problèmes commencent.

  • D’une façon directe. Les cytokines peuvent circuler jusqu’aux tissus musculaires ou aux espaces articulaires et causer de l’irritation. Elles jouent aussi un rôle dans la perception de la douleur en abaissant son seuil. Vous devenez plus sensible. Certaines cytokines ont également pour effet de diminuer la densité minérale osseuse, ce qui accroît le risque de développer de l’ostéoporose.
  • D’une façon indirecte. Le cortisol augmente l’acidité, ce qui nuit à votre équilibre acido-basique et donc à votre flore intestinale. Une porosité s’installe, laissant passer plus de substances que ce qui devrait, ce qui génère des cytokines qui entretiennent l’inflammation des chondrocytes, qui n’arrivent plus à renouveler votre cartilage.
  • Résultat. Vous avez mal, vous modérez le mouvement, vous ne fabriquez plus d’endorphines, vous inquiétez. La boucle est bouclée.

Que faire ?  

  • L’arthrose comme toutes les maladies est une invitation à prendre soin de soi et à s’interroger sur la cause de la cause. N’hésitez pas à vous faire aider si besoin.
  • Ralentissez ou arrêtez-vous avant d’imploser.
  • Il suffit de 20 minutes de respiration diaphragmatique pour observer une réduction des marqueurs inflammatoires détectés dans la salive.
  • Dormez pour rééquilibrer votre terrain acido-basique. C’est la nuit, lorsque vous dormez et que vous avez digéré que se produit la magie de l’alcalose.
  • Marchez. La gestion du stress ne peut s’envisager en restant enfermer.

Dans l’assiette

  • Adoptez une alimentation qui stimule vos neurotransmetteurs. Il n’y a pas de sérotonine possible sans tryptophane donc sans protéines (mais à apporter au bon moment).
  • Le magnésium aide à convertir le tryptophane en sérotonine et à maintenir des niveaux de GABA qui aide l’esprit et le corps à relaxer. A vous : graines de citrouille, épinards, bananes, avocats, chocolat noir, noix de cajou.
  • La vitamine D contre les baisses d’humeur. Ses récepteurs sont présents en grand nombre dans les régions du cerveau associées à la dépression. A vous : tofu, saumons, maquereau, shiitakes.
  • Le zinc participe à la normalisation du taux de GABA et à la production de sérotonine et de vitamine B6. A vous : crustacés, lentilles, graines de chanvre, graines de citrouille, œufs, pommes de terre.
  • Le fer participe à la fabrication de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline. Une carence augmente la sécrétion d’adrénaline, une autre hormone du stress. A vous : bœufs, graines de citrouille, épinards, lentilles, noix de cajou
  • Les vitamines B jouent chacune un rôle bien spécifique mais plusieurs ont en commun de favoriser un meilleur contrôle de l’anxiété.
    • La vitamine B1 facilite la normalisation de la glycémie qui a un impact sur l’anxiété.
    • La vitamine B3 facilite la production de sérotonine.
    • Les vitamines B9 et B12 offrent une combinaison pertinente contre les troubles de l’humeur.
    • La vitamine B5 renforce l’activité des glandes surrénales, ce qui atténue les symptômes associés au stress et à l’anxiété.
      A vous les graines de tournesol, avocats, bananes, lentilles, maquereau, pain de grains entiers, brocoli.

Coté plantes

  • La rhodiole est la plante de la sérénité en cas de surmenage intense. « Adaptogène », elle augmente la résistance au stress en régulant les niveaux de cortisol. Ses antioxydants protègent votre système nerveux des dommages causés par les radicaux libres liés au stress.
  • L’aubépine, grâce à ces flavonoïdes, réduit la nervosité et les manifestations physiques associées : spasmes musculaires, palpitations cardiaques, etc.
  • La mélisse possède des effets neurotoniques et antispasmodiques, ce qui en fait une plante efficace lors des périodes de stress et d’anxiété.
  • La passiflore calme l’agitation nerveuse. Ses flavonoïdes, des alcaloïdes et du maltol ont des effets calmants et décontracturants.
  • Le millepertuis est réservé aux états dépressifs légers à modérées. Ses principes actifs (l’hypéricine, l’hyperforine) et ses flavonoïdes agissent sur les neurotransmetteurs du cerveau pour réguler l’attention, les émotions et l’humeur. Attention, le millepertuis est susceptible d’interagir avec plusieurs médicaments (pilules contraceptives, antidépresseurs, anxiolytiques, anticoagulants…) et il est photosensibilisant. Je lui préfère le safran.

Pour aller plus loin :
Intestins poreux, tous concernés ?
Le travail, est-ce vraiment la santé ? 

2 commentaires

  • Catala Joce

    Une richesse dans tous vos articles, offerts avec générosité! Merci

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